Calculateur Body Roundness Index (BRI)
Calculez le Body Roundness Index (BRI), le rapport taille/hauteur et une courte interprétation visuelle à partir de la taille et du tour de taille.
Quand on monte sur la balance, on voit un seul chiffre. Ce chiffre est parfois pris trop au sérieux, parfois pas du tout. Les deux sont problématiques. Car le poids ne dit pas comment la masse est répartie dans le corps. Deux personnes de même poids peuvent avoir, l'une un tour de taille plus large, l'autre plus étroit ; la balance ne peut pas le distinguer.
C'est exactement là que le BRI entre en jeu. Il ne s'intéresse pas à votre poids, mais à la façon dont votre tour de taille se positionne par rapport à votre taille. Autrement dit, la question est : quelle rondeur votre tour de taille présente-t-il par rapport à votre taille, dans la forme de votre tronc ?
C'est pourquoi le poids n'est pas demandé pour calculer le BRI. L'âge et le sexe n'entrent pas non plus dans la formule de base. Au premier abord, cela semble incomplet, je l'admets. Nous sommes tellement habitués à voir le poids dans les mesures de santé qu'un indice sans poids paraît étrange. Mais le souci du BRI n'est pas le poids ; c'est la relation entre le tour de taille et la taille.
À mon avis, c'est ce côté qui est précieux. Parce que l'IMC est parfois trop grossier pour certains. Une personne musclée peut avoir un IMC élevé ; il peut faire paraître une personne avec un tour de taille normal comme « en surpoids » inutilement. D'un autre côté, une personne avec un IMC normal mais un tour de taille augmenté peut passer inaperçue. Le BRI examine cette deuxième situation avec un peu plus d'attention.
Néanmoins, on ne peut pas tirer un verdict de santé uniquement de ce chiffre. Pas besoin de le répéter partout dans le texte ; il suffit de le dire une fois. Le BRI donne une idée de la forme du corps. Ce n'est pas une évaluation médicale.
La formule est en réalité une question de tour de taille-taille
Derrière le BRI se trouve un modèle géométrique. Il considère approximativement le corps humain comme une ellipse et déduit de la circonférence de la taille à quel point cette ellipse est « ronde ». Cette explication est un peu étrange, mais c'est de là que vient la logique de la formule.
En langage simple, la formule est :
BRI = 364,2 - 365,5 × √(1 - (tour de taille / (π × taille))²)
La taille et le tour de taille doivent être dans la même unité. Les deux peuvent être en centimètres, ou les deux en mètres. Tant que le rapport ne change pas, le résultat ne change pas. Il faut que les nombres soient dans la même langue, c'est là l'essentiel.
Le cœur de la formule est le rapport tour de taille / taille. Le nombre pi et la racine carrée intègrent ce rapport dans le modèle elliptique. Plus le tour de taille augmente, plus le BRI augmente. Si la taille reste la même et que le tour de taille augmente, le résultat monte ; si le tour de taille reste le même et que la taille diminue, il peut également grimper.
Un exemple suffit. Pour une personne mesurant 175 cm avec un tour de taille de 85 cm, le BRI est d'environ 3. Pour une personne de 170 cm avec un tour de taille de 105 cm, le chiffre augmente nettement. Il n'y a pas de calcul miracle ici ; le tour de taille a augmenté par rapport à la taille.
C'est pourquoi, sans trop s'attarder sur la formule, il est préférable de retenir ceci : le BRI lit le tour de taille en le positionnant par rapport à la taille. Il écoute la circonférence du tronc, pas le poids sur la balance.
Le mètre ruban peut tromper
Mesurer le tour de taille semble simple. On prend le mètre, on l'enroule autour de la taille, on lit le chiffre. Si seulement c'était vraiment le cas.
Si le mètre glisse un peu vers le haut, le chiffre change. Il descend, il change encore. Si on serre trop, la taille semble plus fine. Si on le laisse lâche, elle paraît plus large. Mesurer juste après un repas, c'est différent de mesurer le matin. Le corps humain ne reste pas fixe comme une table de mesure.
Dans ce genre de mesures, ce qui me gêne le plus, c'est l'angle du mètre ruban. Dès qu'il n'est pas parallèle au sol, le résultat n'inspire pas confiance. Une circonférence mesurée en biais n'est plus la même circonférence. Elle peut varier de deux centimètres, peut-être trois. Dans un calcul comme le BRI qui utilise deux mesures, cet écart ne reste pas minime.
La question de l'endroit où mesurer est aussi un peu compliquée. Certains protocoles se basent sur un point proche du bord supérieur de l'os de la hanche. Certaines explications pratiques utilisent le niveau du nombril. Ici, il est difficile de trancher en disant « il n'y a qu'une seule bonne façon ». Si vous suivez l'évolution, le plus logique est de mesurer au même endroit, dans les mêmes conditions.
Le mètre doit toucher la peau sans comprimer la chair. Pas besoin de parler trop technique ; c'est l'essentiel de la mesure.
Le côté taille est plus calme mais pas totalement innocent. La taille mesurée avec des chaussures, la taille de l'ancienne carte d'identité, l'enregistrement de la salle de sport qui n'a pas été mis à jour depuis des années... Tout cela peut créer de petites différences. Parfois, on ne mesure pas sa taille depuis des années. On n'en ressent pas le besoin. Puis cette vieille valeur est utilisée dans le calcul du rapport.
Si vous voulez prendre le résultat du BRI au sérieux, il faut d'abord prendre la mesure au sérieux.
Dans quelle mesure faut-il prendre les intervalles au sérieux ?
Dans ce calcul, la valeur du BRI est divisée en intervalles. En dessous de 3,4 est très faible, entre 3,4 et 4,5 est faible, entre 4,5 et 5,5 est moyen, entre 5,5 et 7 est au-dessus de la moyenne, et 7 et plus est élevé. Ce sont des fourchettes utilisées pour faciliter la lecture sur la page.
Mais ces fourchettes ne doivent pas être considérées comme des lignes de démarcation. La vie ne change pas entre 4,49 et 4,51. Quand on pense à l'erreur de mesure, à la position du mètre, aux ballonnements au cours de la journée, il serait même risible de parler de façon aussi tranchée.
À votre place, je ne me fierais pas à une seule mesure pour décider. Je mesurerais à quelques semaines d'intervalle, dans des conditions similaires. Si je mesure le matin, ce serait encore le matin. Le même mètre, le même endroit, la même posture. C'est ennuyeux, mais c'est ce qui fonctionne.
Un BRI élevé indique que le tour de taille est élevé par rapport à la taille. Un BRI très bas ne signifie pas toujours « super ». Il peut y avoir de la maigreur, une faible masse musculaire ou d'autres conditions de santé. Le corps ne se réduit pas à un seul chiffre ; si seulement c'était aussi simple.
C'est pourquoi il est bon de regarder aussi le rapport tour de taille / taille. Le BRI est un nombre plus basé sur un modèle ; le rapport tour de taille / taille est plus brut. Si le tour de taille est de 85 et la taille de 175, le rapport est d'environ 0,49. C'est facile à comprendre. Le BRI transforme ce simple rapport en un modèle géométrique.
En les lisant côte à côte, le tableau devient un peu plus clair.
Pas besoin de créer une querelle avec l'IMC
L'IMC est une mesure ancienne, grossière et très pratique. Ces trois choses peuvent être vraies en même temps. Le fait qu'elle soit ancienne ne la jette pas automatiquement à la poubelle ; son côté grossier ne la rend pas non plus inutile dans tous les cas.
Le problème est d'attendre de l'IMC qu'il explique tout. Un chiffre qui repose sur le poids et la taille, comment pourrait-il connaître la répartition des graisses au niveau du tour de taille ? Il ne le sait pas. Il peut faire passer une personne musclée pour en surpoids. Il peut aussi faire paraître plus sereine une personne dont le tour de taille a augmenté mais dont le poids n'a pas beaucoup monté.
Le BRI regarde d'un autre endroit. Il prend le tour de taille au lieu du poids. C'est pourquoi il peut donner un signal plus pertinent sur la circonférence abdominale et l'adiposité centrale. Pour quelqu'un qui dit « mon poids n'a pas beaucoup changé mais mon tour de taille a augmenté », le BRI peut être plus bavard.
Néanmoins, mettre l'IMC et le BRI en concurrence me paraît un peu inutile. L'IMC décrit la relation poids-taille. Le BRI lit la relation tour de taille-taille à travers un modèle de forme. Le rapport tour de taille / taille, lui, se présente comme une valeur intermédiaire plus simple. Les trois ne sont pas la même chose.
L'un n'efface pas complètement l'autre.
Dans les articles de santé, il arrive parfois qu'une nouvelle mesure soit lancée et qu'on s'empresse d'enterrer l'ancienne. On pourrait faire la même chose pour le BRI. À mon avis, ce n'est pas nécessaire. La phrase la plus juste est : le BRI éclaire l'aspect du tour de taille que l'IMC pourrait manquer. En prétendre plus gonflerait le texte.
Si vous voulez suivre ce chiffre, voici comment
Vous pouvez calculer le BRI une fois et le mettre de côté. La curiosité est satisfaite. Mais son vrai sens apparaît dans le suivi. Le tour de taille augmente-t-il avec le temps, diminue-t-il ou reste-t-il le même ? Comme la taille ne change pas, chez l'adulte, c'est le plus souvent le tour de taille qui fait varier le calcul.
Quand vous prenez des notes, n'écrivez pas seulement le résultat. Notez aussi le tour de taille. Si possible, notez également les conditions de mesure. Une note comme « matin, à jeun, tour de taille 84 cm » sera très utile plus tard. Trois mois après, en ne regardant que la valeur du BRI, il peut être difficile de comprendre ce qui a changé.
Si les valeurs saisies sortent des mesures humaines normales, la formule perd déjà son sens. Pas besoin de s'étendre dessus. La taille et le tour de taille doivent être des mesures réalistes, c'est tout.
Pour vérifier grossièrement le calcul, regardez le rapport tour de taille / taille. Si le tour de taille augmente par rapport à la taille, on s'attend à ce que le BRI augmente aussi. Si votre tour de taille a diminué mais que le BRI semble avoir augmenté, il y a probablement une confusion dans les unités, le point de mesure ou l'une des valeurs saisies.
Ce travail demande un peu de discipline avec le mètre ruban, et un peu de patience.
Le meilleur côté du BRI à mon avis est le suivant : il pousse la balance hors du centre. Il y a un piège bien connu de ceux qui se pèsent chaque matin et se laissent déprimer ; le poids joue parfois avec l'eau, le sel, la nourriture. Le tour de taille joue aussi, bien sûr, mais il raconte une autre histoire. Pour lire correctement cette histoire, ne pas tenir le mètre de travers est un bon point de départ.